dimanche 31 janvier 2010

Anouar Brahem, Andrew Bird, Fever Ray et quelqu'uns de ceux que j'ai écoutés en 2009


Fin 2009 l'ami blogueur Francky01 du blog Musiksetcultures me proposait d'établir une liste de mes disques et musiques préférés de l'année, un "best of 2009" en quelques sortes. Je lui répondais que j'avais une approche de la musique qui n'était pas forcément liée au temps et que je pouvais très bien passer à côté de l'actualité et au contraire déterrer de "vieilles pépites" et faire mon année avec ! J'ai donc choisi de présenter ici quelques unes des musiques qui ont toutefois retenu mon attention, sans pour autant que cela ait valeur de classement, sans valeurs hiérarchiques, appréciation donc toute personnelle de quelques disques que j'ai pris plaisir à écouter ou à découvrir au cours de l'année passée (liste non exhaustive) :


Anouar Brahem - The Astounding Eyes of Rita
(Anouar Brahem est un joueur de oud, instrument traditionnel arabe à cordes)
Baptiste Trottignon - Share
Natty - Bedroom Eyes
Nickel Eye - The Time of the Assassins
Flox - The Worlds
Fever Ray - Fever Ray
The Whitest Boy Alive - Rules
Andrew Bird - Noble Beast
Massive Attack - Splitting The Atom
Wave Machines - Wave If You're Really There
Lloyd Miller - A Lifetime in oriental Jazz
Benjamin Biolay - La Superbe
Tok Tok Tok - She and He


Fildefer de Philippe Chambon



C'est en passant par le blog de Didier Triglia que j'ai fait la connaissance de Fildefer. C'est en passant par le blog de Philippe Chambon, le papa de Fildefer, que j'ai découvert le blog Poste Nomade, l'atelier de mail art de Stéphanie et Tony M. Tout cela ne pouvait que finir en couleurs et par la poste!

samedi 30 janvier 2010

Boomerang Postal - Ivan-Eric


Une photo déchirée envoyée par Ivan de Mollans en Drôme provençale, tonalité jaune d'or, cercles rouges. Des yeux, une bouche, un visage certainement... Lorsque je tourne entre mes doigts l'image, l'oeil devient bouche et la bouche, oeil. A l'envers, à l'endroit, dans le sens des aiguilles d'une montre et inversement, ça fonctionne à chaque fois. Je découpe aux ciseaux, j'affine la face de lune. Avec les morceaux ainsi récupérés, je fais des bras, des jambes, un corps. Puis tout glisse du visage jusqu'au ventre, explose au milieu des collines et du regard de petits personnages, une cheminée crache de la vapeur... Décompression.

vendredi 29 janvier 2010

Je me plonge dans la peinture de Véronique Wirbel


Vérinique Wirbel - Le relais 1987 - acrylique sur toile - 116X89

Quand je cafouille, je bafouille, je trébuche et je me bute, quand je doute et je redoute, il m'est souvent utile d'aller voir ce qui se fait, s'est fait ailleurs. Véronique Wirbel fait partie des artistes dont la peinture et le travail m'ont toujours communiqué une énergie incroyable, donné un coup de pinceau quand j'en avais besoin. J'ai longtemps gardé à portée de main et de regard un numéro de la revue Artension qui lui consacrait un très bel article agrémenté de quelques reproductions de ses oeuvres. J'aimais m'y plonger régulièrement, même très brièvement, comme pour prendre une bouffée d'oxygène avant de replonger. Les quelques trop rares fois où j'ai pu croiser ses toiles on toujours été de grands moments. Personnage totémiques, insectes et oiseaux à langues de lézard, avions à bec, momies sur roulettes, masques à hélice, palmiers, autant d'éléments dansants à la surface de la toile, compositions parfaites, couleurs harmonieuses et palette toujours très juste, vibrante... Une peinture qui remet droit, qui maintient droit.
Il y a quelques jours, alors que naissait en moi une grande envie de (re)voir quelques unes de ses peintures et ne parvenant pas à remettre la main sur mon numéro d'Artension, j'ai cherché sur le net quelques choses à me mettre sous les yeux. A ma grande surprise on ne trouve pratiquement pas traces de Véronique Wirbel ni de son travail. J'ai toutefois trouvé quelqu'un qui mettait en vente un livre que lui consacraient les Editions Fus-Art en 1997, préfacé par Francis Parent, avec des textes notamment de Georges Boudaille, Marie Jeanne Lataix, Corneille, et quelques très belles reproductions. Je me suis empressé d'en faire l'acquisition, il était dans ma boîte aux lettres ce soir!

mercredi 27 janvier 2010

Puls'Art 2010


Après quelques années d'absence en tant qu'exposant, j'ai le plaisir avec l'ami Ivan Sigg de faire partie cette année des invités du Puls'Art 2010 qui se tiendra au Mans du 24 avril au 13 juin, en compagnie du peintre Franta, du peintre sculpteur David Nal-Vad et du photographe Denis Rouvre. Nous exposerons au Parc Monod du 6 mai au 13 juin un ensemble de nos échanges et collaborations graphiques (art postal, métamorphose, boomerang, etc,...) ainsi que nos travaux personnels et autres surprises artistiques. Une visite du lieu d'exposition aura lieu prochainement et nous permettra d'envisager la présentation de cet ensemble. Un grand merci à l'association Aratata et à son président Lucien Ruimy pour l'invitation.
Toutes les infos sur le Puls'Art, ici

mardi 26 janvier 2010

Le Gainsbourg de Joann Sfar en UNE de ANP #464


Avec une petite semaine de "retard" voici la métamorphose graphique de la une de "A Nous Paris" # 464.
Photo prise sur le tournage du film Gainsbourg (vie héroique) de Joann Sfar. Eric Elmosnino en Gainsbarre, l'illusion est presque parfaite... et l'homme à la tête de chou toujours aussi présent dans mon jardin musical!

dimanche 24 janvier 2010

Faire connaissance avec Aubervilliers


A Paris, sous les pavés, il y avait la plage. A Aubervilliers, sur les trottoirs, poussent des fleurs et de grands éléphants blancs paissent au fond des impasses. Sur la place principale, celle coincée entre la mairie et l’église se trouve un manège. Juste à côté, un homme souriant vend des fraises Tagada transgéniques presque aussi grosses que de petites pommes. Il vend aussi des cacahuètes grillés, chaudes et parfumées à la gourmandise. Derrière le Parc Stalingrad se cachent un théâtre et un cinéma qui s‘accouplent en un même bâtiment. Nous y avons vu un film d’animation australien, “Le conte des animaux”. Traitement très graphique, hachures et traits de crayons, craies vibrantes qui se transforment en serpent, panda, requin, tâches de peintures qui explosent en cieux, vagues, mers et forêts. Sensations visuels stroboscopiques, hypnotiques, mes deux enfants se sont endormis.
A Aubervilliers il y a des architectures surprenantes et loufoques, de grandes constructions, de belles affiches arrachées, un grand marché et des chinois qui font dans l'import export.

mardi 19 janvier 2010

Ivan Sigg me questionne à travers la Touffe Sublime


La richesse du langage
L'artiste a-t-il une maîtrise du dessin ? Questionne-t-il les matériaux, les supports et les outils ? Y a-t-il dans l'oeuvre une variétés des codes graphiques et une capacité à les associer ? Observe-t-on des inventions techniques ? L'artiste s'approprie-t-il des outils classiques ou contemporains avec éventuels détournements de leurs usages courants ? Quel est le niveau d'intégration de la pensée et du verbe dans l'écriture plastique ?

Ivan Sigg - La Touffe sublime


Merci du très beau cadeau que tu m'as fait pour mes 44 pinceaux!

lundi 18 janvier 2010

Pampa par le Cirque Alexis Gruss


J’observe Alexis Gruss au centre de la piste faire tourner, danser ses chevaux. Je le vois fier et heureux, les deux pieds dans la sciure, fier de son numéro, fier de son cirque, de son métier, fier de partager sa passion. Je le vois heureux d’être le patriarche de cette troupe, d’être un chef de famille ayant communiqué le métier à ses enfants, à ses petits enfants. Après avoir quitté la lumière, s’être éclipsé de la piste, je le devine encore dans l’ombre, je le vois donner un coup de main aux changements de scènes, guider les animaux vers la sortie. Ses fils passent d’un numéro à un autre et alternent jonglerie, dressage, font les clowns et courent rejoindre l’orchestre à chaque fois qu’ils ont un moment de répit, s'agitent et se donnent autant dans la lumière que dans l'ombre. Les filles font les écuyères et dansent autour d’une corde, se pendent au trapèze, se promènent à dos d'éléphant et dansent sur la croupe des chevaux. Et Alexis Gruss revient, danse à la suite de ses fils, s’enroule dans un lasso. La générosité transpire de ce spectacle et je vois des artistes se donner tout entiers à leur ouvrage et ravir le public des grands et des petits, je vois dans leurs yeux brillants, leur sourire, leur sueur et leur sobriété, le plaisir de partager ces instants avec le public et j'applaudis à deux mains pour saluer ce grand moment de cirque traditionnel qui aura également fait la joie de ma fille.

vendredi 15 janvier 2010

J'ai quitté mon nid d'aigle...


J'ai quitté mon nid d'aigle d'une tour dressée entre le périphérique et les Maréchaux. J'ai quitté les lumières de la ville, mon Little Manhattan, les sirènes, les trains vus du ciel, les immeubles en construction au loin, les flèches des grues sur les chantiers. J'ai quitté le bruit lancinant du perpétuel déplacement des voitures, des bus.
Je suis descendu au niveau du sol, et ici, la nuit est noire, opaque, épaisse, et le silence presque oppressant... J'ai changé d'horizon et le regard se porte sur du nouveau. J'ai déballé, accroché, raccordé, installé, je suis dans la place!

Festival d'Art Postal de Vienne : l'Affiche

Voici l'affiche du prochain Festival d'Art Postal de Vienne organisé par l'association "Une Vie Un Arbre" qui se tie...