vendredi 29 janvier 2010

Je me plonge dans la peinture de Véronique Wirbel


Vérinique Wirbel - Le relais 1987 - acrylique sur toile - 116X89

Quand je cafouille, je bafouille, je trébuche et je me bute, quand je doute et je redoute, il m'est souvent utile d'aller voir ce qui se fait, s'est fait ailleurs. Véronique Wirbel fait partie des artistes dont la peinture et le travail m'ont toujours communiqué une énergie incroyable, donné un coup de pinceau quand j'en avais besoin. J'ai longtemps gardé à portée de main et de regard un numéro de la revue Artension qui lui consacrait un très bel article agrémenté de quelques reproductions de ses oeuvres. J'aimais m'y plonger régulièrement, même très brièvement, comme pour prendre une bouffée d'oxygène avant de replonger. Les quelques trop rares fois où j'ai pu croiser ses toiles on toujours été de grands moments. Personnage totémiques, insectes et oiseaux à langues de lézard, avions à bec, momies sur roulettes, masques à hélice, palmiers, autant d'éléments dansants à la surface de la toile, compositions parfaites, couleurs harmonieuses et palette toujours très juste, vibrante... Une peinture qui remet droit, qui maintient droit.
Il y a quelques jours, alors que naissait en moi une grande envie de (re)voir quelques unes de ses peintures et ne parvenant pas à remettre la main sur mon numéro d'Artension, j'ai cherché sur le net quelques choses à me mettre sous les yeux. A ma grande surprise on ne trouve pratiquement pas traces de Véronique Wirbel ni de son travail. J'ai toutefois trouvé quelqu'un qui mettait en vente un livre que lui consacraient les Editions Fus-Art en 1997, préfacé par Francis Parent, avec des textes notamment de Georges Boudaille, Marie Jeanne Lataix, Corneille, et quelques très belles reproductions. Je me suis empressé d'en faire l'acquisition, il était dans ma boîte aux lettres ce soir!

4 commentaires:

  1. Je cherchais moi aussi à revoir ses peintures que j'adorais,je ne retrouve pas moi non plus le nº d'Artension qui me l'avait faite découvrir ni le petit livre sur elle datant d'avant 1997. Il faudra que je cherche bien mais en attendant ça m'a permis de découvrir votre blog. Je ne peins plus mais je comprends tout à fait ce que vous éprouvez : pour moi aussi Véronique Wirbel était une sacrée bouffée d'énergie.

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Ariane, merci pour votre passage par ici et content de voir que la peinture de Véronique Wirbel provoque encore et toujours de la curiosité, de l'intérêt et des rencontres.

    RépondreSupprimer
  3. Anonyme1:54 AM

    Véronique Wirbel était la grande amie d’Eliane Larus, peintre elle aussi, qui a été très marquée par sa disparition tragique (suicide). Je me souviens du hurlement qu’Eliane à poussé lorsque les gendarmes lui ont apris la terrible nouvelle.
    J’ai connu Véronique, nous sommes sortis tous trois souvent ensemble, parfois dans le verger de Larus, proche de Paris, où Wirbel ajoutait quelques pages à son journal intime.
    Wirbel admirait beaucoup Eliane et lui a avoué, vers le fin de son aventure picturale, qu’elle s’inspirait pardfois de ses personnages, ce qui la culpabilisait beaucoup.
    Wirbel était une femme qui avait un sens de l’amitié très developpé. Elle parlait toujours de Larus avec chaleur, y compris dans les galeries ou l’entrée éventuelle de son amie pouvait la concurencer.
    Si vous voulez voir le travail de celle qui fut sa grande amie peintre :

    http://larus.hautetfort.com/
    http://elianelarus-critiques.hautetfort.com/

    Cordialement,

    Michael Lecomte, ancien critique d’art à Kanal magazine

    RépondreSupprimer
  4. Bonsoir Michael et merci pour vos remarques et précisions. Je connais et apprécie également la peinture et les univers d'Eliane Larus que j'aime à regarder !
    Bien cordialement
    Eric

    RépondreSupprimer