dimanche 1 avril 2012

VDM

Hydre - Acrylique et feutres Posca / Toile - 60 x 80 cm - 2012

La journée s'annonce belle, ensoleillée. J'accompagne ma fille à l'école. Rien d'autre de prévu jusqu'à ce soir ; la rechercher vers 18H30. Je vais avoir tout mon temps pour travailler : quelques courriers à envoyer, faire avancer mon futur site, peindre.
Mais avant toute chose, il faut que je sorte faire deux trois courses. Avant de quitter la maison, je cherche mon téléphone portable, sait-on jamais... Impossible de mettre la main dessus. Rentré dans la nuit de Vienne, je n'ai pas pris le temps de décharger la voiture. Il doit certainement y trainer quelque part. Je descends au parking, en sous-sol, inspecte les sièges, les vides poches en portière... Rien. Tant pis, je vais remonter. Je le chercherai plus tard. J'appelle l'ascenceur. La porte s'ouvre. À ce moment là, mes clés, que je tenais négligemment à la main, m'échappent, tombent dans la petite fente entre le sol et la cabine et disparaissent dans la fosse. Pas de ralenti ni d'effet cinématographique, pas d'hésitation, "sans même toucher les bords" comme on dit. Me voilà enfermé dehors, sans grande perspective, sans argent, sans téléphone, sans livre, sans papier, sans stylo, à devoir attendre le retour de ma compagne en fin d'après midi. Si je sors de l'immeuble je ne pourrai plus y entrer. Dans le hall je scrute le panneau d'affichage et la cabine en quête d'un numéro de dépannage que je finis par trouver. Je cours à la boulangerie, emprunte un téléphone et appelle le service concerné. On me dépannera, rapidement m'assure-t-on. Il ne me reste plus qu'à patienter au pied de l'immeuble. Je m'assois sur un muret et attends. Je glisse mes mains dans mes poches et là, surprise, je tombe sur mon téléphone...
Les "secours" arriveront quelques minutes plus tard. En moins d'une minute mes clés seront récupérées au fond de la fosse, restituées, et mon portefeuille allégé de 139 euros et 39 cts...

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