jeudi 27 octobre 2011

En suspension... avec Ibrahim Maalouf


Il y a la musique que l'on écoute confortablement installé dans son fauteuil, celle que l'on apprécie au volant de sa voiture, celle que l'on vit et que l'on voit en concert, celle sur laquelle on danse, celle du petit déjeuner, celle que l'on savoure avant d'aller se coucher.... Lorsque ces situations d'écoute se voient modifiées, parfois la musique nous parvient différemment... J'ai par exemple beaucoup de mal à écouter de la musique lorsque je travaille, je dessine ou je peins. Souvent je finis par ne plus l'entendre et elle devient comme quelque chose de lointain, quelque chose de presque dérangeant et pourtant de physiquement prenant. Rares sont les musiques qui me maintiennent dans une situation d'éveil, en alerte. Parfois la trompette d'Eric Truffaz, les sonorités lunaires et aquatiques du Vespertine de Björk, les suites pour violoncelle de Bach, Miles Davis... Et puis ce matin, j'écoute le dernier album d'Ibrahim Maalouf, Diagnostic. Mélodies simples introduites par un piano rêveur, sonorités du monde, de cuba au brésil en passant par les Balkans, douceur et énergie. Une musique qui porte et qui élève sans rien imposer, qui berce et qui remue, c'est tantôt... Une musique qui accompagne à merveille les enveloppes que je peins aujourd'hui...

2 commentaires:

  1. Voila qui doit faire de très très belles enveloppes...! Tu parles bien de la musique, on a l'impression de l'entendre en te lisant, et ce portrait est superbe.

    Très bonne continuation
    Didier

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  2. Merci Didier pour ton commentaire et content que cela finisse par fonctionner ! Et si tu as l'occasion de savourer la musique d'Ibrahim Maalouf, n'hésite pas !

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