mercredi 17 août 2011

Essaouira - Maroc



Nous voilà depuis deux jours en plein coeur d'Essaouira et de sa medina classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'ancienne Mogador, dressée face à l'océan Atlantique et balayée par des vents quasi permanents, nous abrite en son dédale de ruelles, au Ryad Dar Zette. On se perd facilement, mais avec plaisir, lors de nos premières sorties dans ces rues éventrées où le désert refait surface, dans ces ruelles encombrées de passants, commerçants, artisans et porteurs poussant leurs carrioles depuis les portes de la ville.




Des parfums et odeurs par dizaines viennent affoler nos sens : fruits secs, épices, poissons grillés, crêpes, cuir, patisseries, cuisine, mais aussi urine et égouts... Nos yeux ne sont pas en reste et se délectent des couleurs de la vaisselle et des poteries, des vêtements, des étals de fruits, du bleu des bateaux du port. Sur les terrasses blanches, ocre rouge, pied figé dans le béton comme pour mieux résister aux Alizés, de grosses paraboles rouillées tendent leur face au ciel, d'autres plus chétives, de bric et de broc, se dressent comme d'innombrables sculptures de métal.





Dans le port scintillent le ventre argenté des sardines et des chats par dizaines errent aux alentours. Les mouettes se marrent jusqu'à tard le soir et leurs rires se mêlent aux appels à la prière lancés par le muezzin et relayés par des hauts parleurs accrochés aux branches des caoutchoutiers de la place Moullay Hassan. Il fait bon ici prendre un thé à la menthe, boire un jus d'oranges fraîchement pressées...


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