samedi 27 août 2011

Essaouira Jour+12



Un peu gris aujourd'hui, comme le ciel. Mal dormi la nuit dernière, pas fermé l'oeil. Crevé. J'essaye une petite sieste cette après midi, mais ça ne veut pas... Je décide de me mettre en quête d'une bouteille de vin pour accompagner le couscous du soir. Autant le dire tout de suite, je cherche une aiguille dans une botte de foin. J'ai bien une carte au trésor laissé par le propriétaire du riad : quitter la médina par Bab Marrakech, laisser les remparts sur la gauche et poursuivre la route qui longe les ateliers de réparation de voitures. La boutique se trouve juste après, sur la droite. Rien. Du vent, du sable, une ville qui semble à l'abandon. Je suis bredouille.
Je traverse la médina en sens inverse pour rejoindre le port. Je longe la plage déserte. Quelques gouttes commencent à tomber. Je traine du côté du chantier et prends des photos. Un ouvrier m'invite à passer de l'autre côté de la palissade. Il me donne des tas d'explications sur la construction des bateaux, les bois utilisés, les outils et pour finir me demande quelques dirhams... Je lui laisse ce que j'ai au fond des poches. Sur le chemin du retour je discute avec quelques chats et tentent de rire avec les mouettes. Je retrouve tout mon petit monde à la maison, excité, de retour d'un shopping cadeaux souvenirs. Il y a des bijoux, des objets en bois de thuya, des babouches...
Nous passons à table, le couscous est délicieux. Un des meilleurs. Nous le cherchons dans un petit boui-boui juste à côté de la maison. L'endroit ne paye vraiment pas de mine, mais les tajines et couscous sont royaux. Le patron est un homme charmant à la générosité inversement proportionnelle à la taille de son établissement : la largeur d'un couloir ; d'un côté les fourneaux et de l'autre une tablette de bois qui longe le mur. On casse ici la graine debout. Les enfants y vont en courant, casseroles sous le bras. Ils ont droit à une bonne embrassade à chaque fois et à leur galette de pommes de terre, met qui surclasse tous les autres !
La soirée se poursuit par quelques parties de Skip Bo puis je m'attelle à vider la carte de l'appareil photo sur l'ordinateur et à écrire ces quelques mots. Il est maintenant 1h30 et tout le monde dort. Je n'ai toujours pas sommeil...



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