dimanche 23 janvier 2011

Moebius à la Fondation Cartier



Comme une pluie fine tombe ce samedi matin sur Paris et le boulevard Raspail, le monstre géant s’échappant de la table à dessin de Moebius en façade de la Fondation Cartier nous happe rapidement à l’intérieur du bâtiment. Au rez-de-chaussée, un serpent, vitrine de verre, se déroule, offrant au regard des visiteurs nombres de dessins, planches, pages de carnets et croquis. La visibilité n’étant pas évidente pour les petits, puisque les reflets sur le verre les empêchent de voir la totalité de ce que présente la vitrine, je me retrouve à faire une partie du parcours avec ma fille (20 kilos) dans les bras...
J’avance donc doucement, prenant le temps de me plonger complètement dans les univers de ce dessinateur extraordinaire, me perdre dans une planche de Blueberry ou d’Arzak. De temps à autre, des hauts parleurs suspendus au plafond diffusent des extraits d’interviews me donnant parfois l’impression que Jean Giraud se trouve juste derrière moi, me chuchotant à l’oreille quelques explications opportunes.

La deuxième partie de l’exposition, au sous-sol est plus vivante, dans le sens ou elle regroupe des travaux plus divers graphiquement, tout en couleurs et selon des modes de présentations variés. De grands agrandissements du Chasseur Déprime sur un mur, juste en face d’oeuvres colorées sur un fond de désert, un mur consacré aux monstres, au centre de la pièce des images au bout de colonnes lumineuses de hauteurs variées, des vitrines... Le rythme de la visite devient très agréable et les déplacements dans la salle se font très librement.

J’ai beaucoup aimé le film d’animation en 3D “La planète encore” présenté dans une des salles du rez-de-chaussée, absolument remarquable, voyage hallucinogène dont on aimerait ne jamais voir la fin. Mais malheureusement c’est un court métrage, un court métrage bien trop court...
Après un petit passage par la librairie nous rejoignons la sortie, direction Saint Michel, déjeuner chez un grec et reste de l’après midi à flâner chez Gibert Jeune, feuilleter des livres, des BDs, faire quelques petits achats...

Et puis l’expo et les dessins de Moebius continuent à flotter dans mon esprit, ses univers, paysages, personnages...

www.fondation.cartier.com/

1 commentaire:

  1. L'exposition Moebius ! Un événement pour un auteur qui le mérite au vue de son parcours.
    Il a quand même fait entrer cet art dans l'âge adulte (même s'il s'en défend).
    C'est un peu le Père spirituel de la bd moderne qui a enfanté de tant de génies. Tous les dessinateurs actuel lui doivent quelque chose !!!

    Merci de ce compte rendu car n'étant plus sur Paris (et à 470 km), je ne pourrais m'y rendre !
    A +

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