mercredi 6 juin 2012

Deconstruction, construction

eric meyer, peinture, dessin, art, photographie

On a tant de fois emprunté ce chemin, on se l’est tant approprié du regard qu’un jour on ne le voit plus. Le temps suspendu, les choses bien à leur place. La ville bouge d’un mouvement aussi imperceptible que celui d’une planète qui tourne sur elle-même.
Transparence...



Ça et là, de temps à autre, un détail qui cloche : un trou dans la chaussée cerclé de rouge et de blanc, un engin de chantier au travail, une barrière métallique sur un trajet maintenant dévié.

eric meyer, peinture, dessin, art, photographie

Et puis soudain le chaos d’un immeuble éventré. Tas de pierres et tiges de métal enroulées comme des brins de ficelles, désolation urbaine, habitation sans vie. L’immeuble à vif laisse deviner là le carrelage d’une salle de bain, ici un papier peint d’une autre époque. L’immeuble raconte à coeur ouvert les hommes qui l’ont occupé.
Le jour d’après, plus rien. La chaussée est maintenant noire et lisse et les arbres que l’on plantait le matin même sont déjà grands. le nouvel immeuble a commencé à pousser, aussi propre qu’une maquette d’architecte. Les enseignes du centre commercial nous sont maintenant devenues familières, on a peine à se souvenir de ce qu’il y avait ici, avant...

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