mardi 7 juin 2011

KUU au Puls'Art 2011 (suite et fin)



L'édition 2011 du Puls'Art à la Cité des Arts s'est achevée ce dimanche soir sous une pluie battante. Nous rentrons à Paris riche de nos rencontres et de ces moments passés au Mans. Avec mon ami Ivan Sigg nous avons présenté quatre jours durant les deux premiers numéros de la revue KUU aux visiteurs de passage, expliqué notre démarche, notre façon de travailler, le fonctionnement de nos échanges graphiques et plastiques. Puls'Art est une aventure humaine et nous revenons riche également des liens tissés ou prolongés avec d'autres artistes, toute la joyeuse équipe de bénévoles, et tous ceux qui entourent la manifestation. Nous avons fréquenté l'atelier de gravure de Blandine, tenter quelques expériences, invité à jouer avec nous les peintres Olivier Devignaud, Corine Pagny et Patrick Paufert.

A suivre l'After Puls'Art, le 25 et 26 juin 2011 à Fillé sur Sarthe au centre d'art île Moulinsart.

Dialogue autour du Puls'Art - décembre 2010

Eric
: Si je te dis Puls'Art, tu penses à quoi ?
Ivan : Étoile tournant très rapidement sur elle-même et émettant un fort rayonnement magnétique
Eric : Déconne pas, je te parle du Puls'Art qui apostrophe l'art, pas du pulsar qui émet !
Ivan : Ah ça ! D'accord, tu me parles carrément d'une autre galaxie ;) C'est 60 artistes qui campent sous une grande tente plantée sur un Parking du Mans, à l'initiative du prof/peintre Lucien Ruimy et des ses potes.
Eric : Dis comme ça c'est pas très fun. Tu oublies de dire que tous les musées, galeries et théâtres sont investis ainsi que quelques librairies, lieux publics et ateliers à travers toute la ville !?
Ivan : Détrompe-toi, j'adore le camping ;) Et puis toi et moi, Meyer & Sigg, ainsi que Michèle Guieu, Jan Olsson, Christian Mourey et Kristian Dessailly, on était plutôt du genre "edgy", à camper à la belle (é)toile avec nos pots de Flash et de Liquitex.
Eric : Oui, c'était bon de peindre en public, de mettre sa pratique à nu, d'échanger avec les passants... On a tissé de beaux liens entre nous, le public et toute l'équipe organisatrice et ses bénévoles. C'était très fort d'être ensemble, sur le même navire et de mener à bien ce projet en deux jours en partageant tous les aléas et bonheurs de l'aventure (l'hôtel, le trajet, les rencontres, les coups de soleil et la pluie, etc, ...) Mais, Houlala, c'était y a 15 ans déjà !
Ivan : Hé hé, ce qui est bon aussi, c'est de manger tous ensemble, le vendredi soir, dans un gymnase, artistes, bénévoles de l'association, élus et sponsors réunis.
Eric : Depuis, le salon s'est étoffé et ce sont 600 dossiers qui arrivent chaque année de toute l'Europe et toi et moi avons eu la chance depuis de faire partie du jury de sélection. Difficile mais belle mission !
Ivan : Entre temps tu es devenu le graphiste officiel du Puls'Art et moi j'ai exposé au Musée de l'eau au milieu des vieilles machines, avec mes grandes toiles, dont une bleue qui faisait 14 mètres de long !
Eric : Je me souviens bien de cette belle exposition et je ne dois pas être le seul ! Reprendre le graphisme du Puls'Art à la suite de Michèle est une belle aventure aussi, une continuité. Cela m'a permis de rester en contact avec Lucien et la manifestation, même les années ou je n'étais pas participant. Et puis nous avons eu cette chance géniale en 2010 de pouvoir lancer notre revue KUU au Parc Monod dans la prison du "117ème" dans le cadre de notre première exposition commune : 1700 personnes en 4 jours et une belle couverture de presse avec Le Maine Libre, Ouest France et FR3.
Ivan : Tu vois, ç'est ça qui me touche avec se salon qui met l'art dans la ville : les liens noués au cours des ans par le Puls'Art avec la presse régionale, a fait que notre détournement de la Une du Maine Libre est devenu une affiche 120x160cm accrochée sur toutes les sucettes de la ville. Puis le Maine Libre nous a commandé la Une de son 20000 ème numéro. Depuis le temps qu'on travaille avec la presse, c'est unique cette aventure !
Eric : Oui, ce fut un grand moment ! Donc, ce que tu veux me dire c'est que ce salon a contribué à former le regard des manceaux ?
Ivan : Oui il fait partie de leur quotidien
Eric : Tu as raison ! Preuve en est tous ces gens qui reviennent années après années, ravis d'avoir une telle manifestation dans leur ville, et tous ceux plus jeunes qui la découvrent !

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