dimanche 11 octobre 2009

Home, sweet home avec Yann Arthus-Bertrand

Métamorphose de la Kouv du Télérama N° 3116

Ce dimanche matin je regarde "Home" de Yann Arthus-Bertrand. Au générique les sponsors et partenaires du film, les logos de grosses multinationales viennent former le mot HOME. Tous ceux qui nous font aujourd'hui croire qu'ils tiennent le destin écologique de notre planète entre leurs mains sont là. Tous ceux qui nous font croire à un monde meilleur, vendeurs de produits de luxe ou de centrales nucléaires sont présents. La caméra de Yann Arthus Bertrand prend de la hauteur et nous montre un monde merveilleux, abstrait, pictural, magnifique, où même le pire est beau. Jamais il ne touche le sol, tout est vu de loin, esthétique parfaite, buffles et homo sapiens ne sont que troupeaux dans une nature sauvage ou de béton et métal. Oui, le film est beau, oui, il a le mérite de nous alerter sur les dangers qui nous menacent, oui les images sont tellement belles qu'à certains moment on doute de leur existence, de leur réalité. Les éoliennes plantées dans les mers au nord du Danemark me rappellent mes premiers combats, il y a quelques vingt ans, à une époque où très certainement m'intéressait plus la révolte que ces aboutissements. Et je me dis aujourd'hui, quel temps perdu, gâché... Voilà un film magnifique mais qui ne nous amène pas au-delà du constat, et le constat est fait depuis longtemps, il va falloir sérieusement se bouger pour changer tout cela... Alors oui, nous, les quelques privilégiés nous pouvons retarder l'échéance, essayer de consommer un peu moins, un peu mieux, mais ça ne va pas vraiment suffire... Au delà du choc des images, il va falloir faire quelque chose, quelque chose de grand. Modifier nos modes de vies, se rapprocher les uns des autres, envisager la planète comme un grand tout auquel nous appartenons, comprendre que nous sommes embarqués ensemble pour le même "voyage". Il faut maintenant aller plus loin, beaucoup plus loin que toutes ces petites mesures, il faut remettre en question tous nos modes de fonctionnements.

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