mardi 12 mai 2009

Moi au boulot, Bouddhas à Drouot


Il y a des parfums, des odeurs qui me collent du plomb dans les semelles, dans les ailes, qui me figent sur place, m'empêchent d'avancer, même lorsque pressé et marchant à grand pas je parcours les rues ce matin. Celle du petit noir au comptoir qui s'échappe de ce café en fait partie ; Elle appelle celle du papier journal de l'édition du matin et ensemble me convient à m'asseoir à la petite terrasse, sur le trottoir. Mais pas le temps, je file. "Perdre sa vie à la gagner", ça me tape dans les tympans, je veux filer au bord de la mer et me coucher dans le sable, voir mes enfants, courir et s'amuser, continuer cette peinture commencée la veille au soir... Il pleut, il fait gris, presque froid. Déjà plus tôt j'avais été pris par le désir de mettre cette journée à mon propre compte, pas sortir, profiter des énergies du matin à bon escient, pas juste pour faire bouillir la marmite, mais profiter de l'ébullition matinale de mon cerveau, car je sais déjà que ce soir je vais avoir beaucoup de mal à reconvoquer tout le monde...... Il n'en sera rien...j'avance... J'avance vers la bouche ouverte et béante du métro qui fera de moi un travailleur comme les autres...
13h, la dalle, j'me fais un jap? Non je file à Drouot...
Expo avant la vente, j'admire des statuettes de bouddhas thaïlandais, des masques africains, prisonniers des vitrines, je me sens un peu comme eux, pas vraiment libre...

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