L'idée avait pourtant suscité l'enthousiasme général : faire l'acquisition de cerfs- volants, les plages normandes offrant un terrain de jeu plus que propice à ce type d'activité. Malheureusement les choses ne se passent pas toujours aussi facilement que mes enfants auraient pu l'imaginer. Ma fille pensait qu'il suffisait de tenir la petite poignée dans sa main et que l'objet, aux couleurs de ses princesses préférées, se positionnerait automatiquement en vol stationnaire au dessus de sa tête comme un simple ballon gonflé à l'hélium. Il n'en ai rien, bien entendu. Le triangle de nylon s'écrase à répétition le nez dans le sable et finit par se briser. La voile de mon fils ne prend pas le vent comme il le souhaite et se métamorphose en un simple sac de plastique battu par les vents, les fils s'emmellent, il abandonne. Le dernier à profiter de cet objet, c'est moi, mes yeux ne quittent plus le ciel et j'entraine la voile en de grands cercles, loopings, je l'oblige à des vols en rase mottes, attention constante, ça tire dans les bras.
Voyant mes enfants racler inlassablement le sable de leurs bottes, peut-être pour y enfuir leurs têtes comme des autruches, je propose, à l'aide des galets et des roches présents sur la plage de tenter de les assembler pour créer des têtes et des corps d'hommes de pierres. Et voilà comment, avec une idée toute simple, ne nécessitant rien d'autre que ce que la nature nous offrait alentours, nous avons fini par passer une excellente après-midi au bord de la mer à courir après la pierre idéale, pour le nez, les lèvres, les yeux, les doigts...
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