
Lorsque je peins, à l'huile, à l'acrylique, j'utilise souvent, pour absorber le trop plein ou pour donner du relief, de la texture ou de la douceur à ma couche de peinture des feuilles de papier (souvent de journal) que j'applique sur la surface et que je retire au bout d'un certain temps, en fonction de l'effet souhaité. Surgissent alors des formes et des couleurs inattendues que je ré-applique parfois immédiatement, en recollant à nouveau mon papier, changeant juste le positionnement et cela jusqu'à épuisement de la matière, ou que je pose au sol et laisse sécher... Ces morceaux de papier sont souvent des points de départ vers autre chose, quelques formes inspirantes qui taquinent mon oeil et que je cerne ensuite au noir quand le regard réussi enfin à les cristalliser. Une trace, une piste, quelque chose de non pensé à l'origine...
Ce dessin est par exemple obtenu en retravaillant une page de cahier qui servit un soir à assécher une enveloppe sur laquelle je travaillais...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire