lundi 15 décembre 2008

Loïc le Groumellec


Mégalithes et maison, 2008
Laque sur toile
120 x 110 cm (47 1/4 x 43 1/4 in.)

J'ai découvert la peinture de Loïc le Groumellec en "pénétrant" dans son atelier grâce à une reproduction photographique de ce dernier en double page dans la revue Galerie Magazine ; c'était dans les années 1980/85. Très intéressant d'ailleurs de constater comme la simple photographie d'un atelier d'artiste à susciter chez moi et de la curiosité, l’envie d'aller plus loin et un intérêt immédiat pour cette peinture. Certes on apercevait ça et là quelques " morceaux de peinture ", mais l’essentiel n’était pas là. Mon regard était surtout attiré par des croquis épars sur une table, les projections de peinture au sol, la façon de ranger les pinceaux, des canettes de bière vides, par l’ambiance du lieu en général, le livre qui traîne, les photos punaisées au mur. La représentation d’un atelier d’artiste peut en dire long sur sa peinture, et dans ce cas précis j’ai apprécié la peinture aussi parce que j’avais apprécié l’atelier (la photo de) au préalable... Par la suite je n’ai plus vraiment eu l’occasion de croiser son travail.
Et puis samedi après midi, malgré un temps qui incitait plus à rester au chaud qu’à courir les rues de Paris, j’ai décidé de braver la pluie glacée et de me rendre Impasse Beaubourg, chez Daniel Templon où Loïc le Groumellec expose jusqu’à la fin du mois (j’ai raté quelques expos récemment en repoussant à chaque fois le moment de ma visite, en me disant que j’avais encore le temps…). En entrant dans la galerie j’ai tout de suite ressenti envers cette peinture la même émotion qu’à l’époque. Principalement de grands formats, ponctués, encadrés par de plus petits formats, carrés. De gros rochers, des menhirs encadrant des maisons, parfois une croix surmonte ces mégalithes, encore des rochers, toujours des menhirs, peut-être une spirale, un motif celte, encore une maison. Le noir et le blanc, de ces blancs obtenus parce que le noir a été estompé, essuyé, des gris, des traces, des ombres, des noirs très profonds, laqués. Un travail mystique et mystérieux, peut-être religieux, sans cesse renouvelé de façon obsessionnelle, obstinée... Pour mettre pas mal baladé en Bretagne, avoir parcouru ses côtes, ses forêts, ses landes, je retrouve face à ces tableaux à la fois le même tourment et la même paix que peuvent me procurer la rencontre d’une pierre dressée perdue dans les bois. J’étais debout dans la galerie, raide comme un païen dans une cathédrale… ou vice versa…

Galerie Templon
30 rue Beaubourg
75003 Paris

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