Le blog-note d'Eric Meyer ou les aventures quotidiennes d'un peintre en Fatrasie.
vendredi 28 novembre 2008
mercredi 26 novembre 2008
J'ai rêvé d'un bruit

J'ai rêvé d'un bruit qui me parcourait l'échine comme un long serpent, j'ai rêvé d'un bruit que je n'entendais pas mais dont les vibrations me parcouraient le corps de haut en bas. Le bruit venait du sol, montait le long des murs, l'immeuble vibrait sourdement, l'espace se remplissait des ondes de ce bruit jusqu'à la saturation des corps, jusqu'à ne plus pouvoir bouger, juste ressentir, subir. Au matin, je me suis dit que c'était peut-être la taupe qui creuse le prolongement de la ligne 12 de métro, juste à côté, Porte de La Chapelle et qui doit certainement travailler la nuit, qui était à l'origine de cette sensation de séisme, de tremblement nocturne.
mardi 25 novembre 2008
Ça (Peur dans le ventre)

Ça vient doucement, lentement, floconneusement comme la pluie hivernale sur le carreau, comme un gros nuage noir au dessus de la tête, un ciel gris et bas. Ça monte, ça inonde, ça tourmente et soudainement ça fait gros dans le coeur, peur dans le ventre, vertige dans la tête comme lorsque l'on se tient en équilibre sur le haut de la falaise, tout peut basculer à chaque instant. Ça ne dure jamais très longtemps mais toujours trop, et puis ça disparait sans explication, jusqu'à la prochaine fois.
lundi 24 novembre 2008
vendredi 21 novembre 2008
Gerard Fromanger - Bastilles Dérives

Bastilles Dérives Bleu Outremer
acrylique sur toile
130X97
2008
acrylique sur toile
130X97
2008
J’ai rencontré Gérard Fromanger à l’occasion du Puls’Art 2008, Manifestation Internationale d’Art Contemporain organisée de main de maître par mon ami Lucien Ruimy et son association Aratata et pour laquelle j’officie en tant que graphiste, m’occupant de la création et de la réalisation de l’ensemble des documents de communication (affiche, cartons d’invitation, catalogue, etc,…). Gérard en était l’un des invités d’honneur et je l’ai donc rencontré à ce titre pour mettre au point ensemble la reproduction de ses œuvres dans le catalogue et sur son carton. J’ai donc eu la chance de faire sa connaissance dans son atelier de la rue de la Roquette et de voir ses dernières toiles juste avant qu’elles ne partent pour le Musée des Beaux Arts de Nantes. Accueillant et chaleureux, très méticuleux et pointilleux quand à la présentation de son travail, il me fit cadeau d’un très beau catalogue retraçant l’ensemble de son œuvre à ce jour, l’occasion pour moi d’aller plus loin dans quelque chose que je ne connaissais finalement que de façon assez superficielle. J’y ai croisé la vie, l’engagement politique, le cinéma, la photographie, l’amitié, la philosophie et la poésie, Deleuze, Sartre, Foucault, Guatttari, Prévert, la couleur, l’histoire, mai 68, l’amitié, Caïus Gracchus…
Ce soir, je me suis rendu au vernissage de son exposition à la Galerie Marcel Strouk où étaient présentées ses "Bastilles". Sur des toiles de moyens et grands formats, des plans de ville représentant le quartier de la Bastille, le rond point toujours présent, comme un leitmotiv, des lignes de couleurs qui rejoignent des gens à la terrasse d’un café, marchant dans la rue, des enfants, des poussettes, des petits et des grands. Les gens dans la ville, et la ville dans les gens, et puis des traces de couleurs comme une palette sur la toile, un nuancier. Un quotidien tout en couleurs, outremer, jaune cadmium, rouge, vert…
Gérard Fromanger - Bastilles Dérives
Galerie Rive Gauche - Marcel Strouk, 23 rue de Seine, 75006 Paris
Exposition du 21 Novembre 2008 au 20 Janvier 2009
jeudi 20 novembre 2008
lundi 17 novembre 2008
vendredi 14 novembre 2008
Good VS Evil Issue2 Now Available!

J'ai répondu à l'invitation de The Horror aka Daniel Cantrell et participe à l'Issue 2 (Man vs Animal) du Zine Anglais Good vs Evil en compagnie de 47 autres artistes. Et il vient de sortir!
Plus d'infos ici
jeudi 13 novembre 2008
mardi 11 novembre 2008
Au pays des Maîtres

De retour de deux jours passés aux couleurs automnales de Picardie, nous rejoignons le Grand Palais et l’exposition consacrée à Picasso et les Maîtres. Une file d’attente de 3 heures devant les Galeries Nationales, heureusement les billets coupe-file nous ouvrent rapidement la voie. Une fois à l’intérieur, ça fourmille, du monde partout, audio-guide collé à l’oreille. Un brouhaha constant, j’ai la sensation d’une meute de touristes, l’œil rivé au caméscope et dans les premières minutes, je me sens presque mal, je me dis que plus jamais je n’irais voir une "Grande Exposition", j’avance, emporté par ce fleuve humain émerveillé par les oeuvres que je commence tout doucement à découvrir… Et puis, la magie opère, je fais abstraction de la foule qui m’entoure, du bruit, plaisir de se retrouver face à des toiles de Velasquez, Manet, Delacroix, Le Greco, Poussin, Le Titien, Van Gogh, Cezanne, Ingres… Et Picasso au milieu de tous, qui cherche le dialogue, réinvente, qui en impose, il rentre dedans, ça fait plaisir à voir, jouissif, on sent le pinceau s’exécuter, puissant, juste, volontaire, on sent la force de sa peinture. Une très belle salle consacrée à "L'enlèvement des Sabines" et aux "Ménines", une "Tête de mort à la cruche" fascinante, des confrontations justifiées et d'autres absentes, malheureusement... On en ressort secoué, avec l'envie d'y retourner, mais ici le contre-courant est impossible...
samedi 8 novembre 2008
Prise de vue, prise de conscience
Petite insomnie matinale, j’en profite pour finir "L’invention de Morel" d’Adolfo Bioy Casares, le récit fantastique d’un homme en fuite sur une île déserte où des hommes tentent d'accèder à l’immortalité en se filmant puis en projetant ensuite à l’aide d’une machine infernale leurs images dans le paysage. Par amour pour un de ces personnages devenus fictifs, le fugitif procèdera de la même façon et passera de l’autre côté de l’image.
Puis un bruit dans la nuit, je me dirige vers la chambre des enfants et j’observe ma fille qui se lève, allume la lumière, soulève son matelas, récupère sa tétine, éteint la lumière et se recouche. Je suis fasciné par ce geste, car il y a quelques mois encore il aurait été remplacé par des cris et des larmes d’appel à l’aide… Les parents sont toujours ébahis par ce genre de geste, par ces premiers pas vers l’indépendance.

Je regarde cette photographie de l’endroit où je travaille prise la semaine dernière et je me rends compte que le temps est passé très vite ces derniers jours. Tout est en plan, rien n’a bougé. Je n’aime pas ces situations, quand je laisse le temps s’insinuer dans mon travail, toujours peur de perdre le fil… Et j’éprouve des remords, des regrets, presque un malaise, quand je me rends compte que je n’ai pas été à la hauteur de ce que j'avais ambitionné... Je me mets au boulot dès mon retour de week-end.
Puis un bruit dans la nuit, je me dirige vers la chambre des enfants et j’observe ma fille qui se lève, allume la lumière, soulève son matelas, récupère sa tétine, éteint la lumière et se recouche. Je suis fasciné par ce geste, car il y a quelques mois encore il aurait été remplacé par des cris et des larmes d’appel à l’aide… Les parents sont toujours ébahis par ce genre de geste, par ces premiers pas vers l’indépendance.

Je regarde cette photographie de l’endroit où je travaille prise la semaine dernière et je me rends compte que le temps est passé très vite ces derniers jours. Tout est en plan, rien n’a bougé. Je n’aime pas ces situations, quand je laisse le temps s’insinuer dans mon travail, toujours peur de perdre le fil… Et j’éprouve des remords, des regrets, presque un malaise, quand je me rends compte que je n’ai pas été à la hauteur de ce que j'avais ambitionné... Je me mets au boulot dès mon retour de week-end.
vendredi 7 novembre 2008
Animalamlet - Ivan Sigg

Si vous avez lu mon billet précédent vous savez déjà que hier soir je me trouvais du côté de la Halle Saint Pierre (75018 PARIS) où se tenait une présentation des livres des Editions Carnets Livres et plus particulièrement la présentation de "Animalamlet" de Ivan Sigg (réécriture iconoclaste de Hamlet selon ces propres termes) ainsi que des 20 gravures qui l’illustrent, représentations animalières issues du détournement de photos de magazines. Je n’ai pas revu Ivan depuis quelques années, depuis l’époque où à l’occasion du Puls’Art, au Mans, nous avions réalisé de grandes peintures en direct, en public, avec notamment Jan Olson, Kristian Dessailly, Christian Mourey et Michele Guieu. Ce fut donc l’occasion de se revoir, de parler 5 mn, et pour moi de faire l’acquisition de ce dernier livre qu’il ne me reste plus qu’à lire pour pouvoir en parler plus longuement…
lundi 3 novembre 2008
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Festival d'Art Postal de Vienne : l'Affiche
Voici l'affiche du prochain Festival d'Art Postal de Vienne organisé par l'association "Une Vie Un Arbre" qui se tie...
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Voici l'affiche du prochain Festival d'Art Postal de Vienne organisé par l'association "Une Vie Un Arbre" qui se tie...







