mardi 30 septembre 2008

Les Flaques


Je viens de compiler quelques photos prises au fil du temps, en bord de mer entre Bretagne et Normandie. Des flaques, des trous d'eau... J’ai une fascination pour les trous d’eau laissés par la mer lorsqu’elle se retire. Toutes ces mares, ces flaques, grouillantes de vie aquatique, végétale, animale, vibrantes de couleurs. J’y observe l’anémone languissante ou recroquevillée, l’algue ondulante, flottante, l’étrille craintive, le coquillage ouvert, le poisson patient qui attend, agité, la marée salvatrice, le sable, les galets, les débris rejetés par la mer. Je me penche sur ce ce petit monde, je l'observe comme une peinture en cours. J'y voir des formes, des silhouettes, des regards, des personnages, de nouveaux paysages... je commence à dessiner mentalement.


Quelques photos sont visibles sur le site, ici


PS : En ce moment connexion internet très faible, voire inexistante, pas facile d'atualiser blog et site.

jeudi 25 septembre 2008

Peinture en cours 1






Extirper du chaos par la ligne des formes qui me parlent, faire naître du magma la narration, s'inventer une parole graphique. Se pencher sur l'ouvrage, à quatre pattes, déboucher les feutres. Réfléchir, regarder, boire un café et recommencer, continuer... (à suivre)

mardi 23 septembre 2008

Décalage culturel


Mes lectures ne se font pas forcément au rythme des rentrées littéraires ou des parutions mais le plus souvent au hasard de mes flâneries en librairie, des bacs des soldeurs, des sorties en poche ou des conseils et avis entendus ça et là. Je suis souvent en décalage par rapport à l'actualité du livre... pour exemple je viens de terminer "La tranchée d'Aremberg" de Philippe Delerm, "Partir" de Tahar Ben Jelloun et pas plus tard que ce soir "Truisme" de Marie Darrieussecq (dans ce cas précis on ne peut plus parler de décalage mais d'un véritable retard de près de dix ans). Il en est de même pour le cinéma ; je ne vois plus forcément les films au moment de leurs sorties en salle. Non pas que je n'aime plus aller au cinéma, mais avec les enfants c'est devenu de plus en plus difficile et compliqué, sauf bien sure si c'est pour aller voir Ratatouille, Nemo et autre Shrek... Là aussi, j'accuse donc un décalage culturel. J'ai eu l'occasion d'en combler avec grand plaisir une petite partie hier soir, en visionnant le dvd "No country for that old man" des frères Coen, dont j'avais fait l'acquisition le matin même. (Réalisation magnifique, photographie de toute beauté, des paysages et des lumières à couper le souffle, interprétation très réussie , dialogues et bande son de même niveau.)

dimanche 21 septembre 2008

Tête bleue


Trois petits autoportraits réalisés il y a longtemps, retouchés en début d'année, donnent aujourd'hui naissance à une tête bleue aux pensées vagabondes.


mercredi 17 septembre 2008

Dessin du soir et bla-bla


On a plus le temps, on en parle brièvement, on ne lit pas l'article jusqu'au bout , on n'a pas la patience de regarder la vidéo en entier, on est pressé, très pressé...on croit tout savoir mais on en sait de moins en moins, on vit tout en diagonale...mais on croit tout savoir, et on en parle de plus en plus, de tout, de rien, c'est un buzz...
Les banques font faillite et Damien Hirst vend très cher des zèbres dans du formol... C'est ça non?

mardi 16 septembre 2008

Plaine Ouest


Ouest

C’est un appartement posé au 17ème étage d’un immeuble qui se dresse sur les bords du Boulevard Ney, Porte de Clignancourt, 75018 Paris. De grandes baies vitrées ouvrent sur l’Ouest, plein Ouest, sur la Défense, la Butte Montmartre, le Sacré-Cœur, sur des toits anonymes. On est haut, très haut, on prend de la distance, on ne fait presque plus parti du monde là-haut, ou alors on a la sensation d’en être le maître, d’observer de vastes territoires nous appartenant, et en bas les gens sont tous petits, mais on les voit quand même, comme des fourmis, ils disparaissent dans le métro, les bus, à l’angle du Boulevard Ornano…
Le long de cet appartement court un fin balcon, mais cela est suffisant pour y poser une table, deux chaises, quelques pots de fleurs. En été il y fait très chaud, le soleil tape sur les vitres du début d’après-midi jusqu’à la nuit tombée, il faut parfois mettre un ventilateur à l’intérieur pour se sentir à l’aise et tirer les rideaux. Mais quand le soleil à rendez vous avec l’horizon, le soir, quand les ombres s’allongent, quand les bruits de la ville se font plus doux, quand le périphérique se fluidifie, il est très agréable de s’asseoir sur ce petit balcon, d’y siroter un verre, de papoter, parfois de ne rien dire, juste observer le ciel changeant, mutant, s’éteignant. Nous avons passé des soirées et des soirées sur ce petit balcon, assis sur de fausses chaises de jardin, basculant en arrière nos têtes les pieds reposant sur la balustrade, devant, comme au spectacle, contemplant le coucher du soleil sur la ville, merveille de lumière. L’astre éteint, le nuit tombée, on rentrait, on reprenait le court de nos occupations, on pensait à manger. On voyait beaucoup de choses de ce petit bout de balcon… Les murs de pluie qui avançaient sur la ville en cas de mauvais temps, les orages, la Patrouille de France qui se préparait à survoler les Champs-Elysées le 14 juillet, le feu d’artifice…
Nous avons vécu 5 ans dans cet appartement, et, pour quelques mètres carré de plus, pour une pièce supplémentaire, on a déménagé. Pas bien loin, dans l’immeuble d’à côté, qui appartient à la même résidence. C’est exactement le même appartement, plus grand et diamétralement opposé au précédent, dans sa structure et son orientation, comme si on avait changé d’hémisphère. Il faut s’habituer ; ce qui était à gauche est passé à droite et vice versa. Il y a aussi le même petit balcon, mais sans la table, sans les chaises, on ne les a pas dépliées. La vue a changé. Le Sacré Cœur est toujours là, heureusement, je l’aime bien lui, et au loin maintenant la porte de La Chapelle, les voies ferrées de la Gare du Nord, la Cité des Sciences, encore plus loin les Moulins de Pantin. On ne voit le soleil se coucher que par les reflets que nous renvoie les vitres des immeubles en face et on se dit que ça doit être terrible de l’autre côté.
Les grandes baies vitrées ouvrent maintenant sur l’Est. Sur le petit balcon, le soir, il fait frais et sombre. On ne s’y assoit plus.
Les grandes baies vitrées ouvrent maintenant sur l’Est et chaque matin je vois le soleil se lever…
Quelques photos ici


Est

lundi 15 septembre 2008

Je dessine en écoutant les Fleet Foxes



Sous une cloche de lumière ma main danse, ma main dessine. Il est tard, il fait nuit, la lune est pleine et ce n'est pas la seule. Une télévision dans la pièce d'à côté a eu raison de sa spectatrice, le chat miaule et le Sacré-Coeur n'est pas éteint, même. J'écoute les Fleet Foxes et je ne suis plus vraiment ici, ou alors quelque part dans les Appalaches. Carré de papier blanc et feutre noir font le reste.

La suite ici

samedi 13 septembre 2008

Mon Bel Amour - Frédéric Poincelet



"Mon Bel Amour" de Frédéric Poincelet est de ces BDs qui vous filent entre les doigts, qui se lisent, se regardent, se vivent toujours trop vite... Le talent de Frédéric Poincelet est de nous placer au centre de l'action, de nous poser là comme un spectateur invisible et de manier son crayon comme une caméra, de suivre ses personnages de très prêt, de nous donner à entendre leurs chuchotements, leurs soupirs, de nous donner à voir leurs silences et de nous faire partager leur quotidien d'hommes et de femmes, de couples...

MON BEL AMOUR
Frédéric Poincelet
2006
Ego Comme X


Plus d'infos sur Frédéric Poincelet ici et

mardi 9 septembre 2008

Robert Combas à Arles


La fenêtre optimiste
Acrylique sur toile, 2007
202 x 185 cm
© Robert Combas


Je reviens rapidement sur la très belle exposition de Robert Combas à la Fondation Vincent Van Gogh à Arles, "Qu'es Aco". Robert Combas, tout comme l'ensemble des membres du groupe de la Figuration Libre, mais surtout lui et Hervé Di Rosa, fait parti de ces artistes qui me donnèrent l'envie et la volonté de peindre. Le style coloré, festif, cartoonesque, libre, rock'n'roll de leurs oeuvres, le côté BD, street art, le travail en collectif, les fanzines, toute cette énergie déployée me motivait énormément. De l'autre côté de l'Atlantique, et parmi les plus connus, Keith Haring ou Jean Michel Basquiat me filaient la même pêche!
Et puis les tableaux de Robert Combas se mirent à couler, à dégouliner, à se noircir et je fus moins sensible à son travail que je ne surveillai plus que d'un oeil et de loin...
Et là, cet été, à l'occasion de quelques jours de vacances en Provence, je découvre cette exposition. Des toiles riches et colorées, belles comme des fruits mûrs, une narration retrouvée, des variations de style, et puis des coulures toujours, mais judicieuses, qui donnent naissance à des personnages, des signes, des fleurs... De grandes toiles mais aussi de petites gouaches magnifiquement composées, des sculptures, des photographies.
Je quitte l'expo avec la banane et le catalogue sous le bras! Alors si vous passez par Arles...

Robert Combas
"Qu'es Aco?"
Fondation Vincent Van Gogh
Arles
Prolongation jusqu'au 30 novembre 2008
site web

lundi 8 septembre 2008

Le début...



Voilà, c'est parti... Je me lance! Le blog est ouvert. Je souhaite en faire un espace d'information, de partage, un espace où vous parler de ce que je fais, vois, lis, dessine, peint, découvre, de ce qui m'entoure, de ce qui m'inspire, de ce qui fais ma vie, mon quotidien, de ce qui me met en peine, en colère, me fait sourire, me rend heureux et bien entendu vous faire partager la retranscription plastique de tout cela.
Ce sera également pour moi la possibilité de vous tenir informé des mises à jour du site web et de mon activité et actualité artistique.
A tout de suite....

Festival d'Art Postal de Vienne : l'Affiche

Voici l'affiche du prochain Festival d'Art Postal de Vienne organisé par l'association "Une Vie Un Arbre" qui se tie...